Historique

Histoire de l’homéopathie


Samuel Hahnemann, père fondateur de l'homéopathie

C’est en 1790 que Samuel Hahnemann, médecin allemand, découvre les principes de l’homéopathie. En traduisant le Traité de matière médicale de William Cullen, il s’interroge sur les effets du quinquina décris dans l’ouvrage. Il décide alors d’absorber à haute dose cette substance et remarque qu’elle lui déclenche la fièvre. Or, le quinquina est utilisé précisément pour soigner la fièvre. A partir de ce constat, il poursuit ses recherches pendant de nombreuses années avant d’énoncer le principe de similitude : il faut administrer au malade une substance qui, si il était sain, lui déclencherait les symptômes dont il souffre.

En 1796, Hahnemann publie les bases de cette nouvelle méthode dans Essai sur un nouveau principe pour découvrir les vertus curatives des substances médicinales, suivi, en 1810, de l’Organon de l’art de guérir, traité de médecine homéopathique, dont il publiera cinq éditions de 1811 à 1833.

L’homéopathie est introduite en France en 1830 par le comte Sébastien Des Guidi, médecin d’origine napolitaine naturalisé français.

Deux approches de l’homéopathie vont s’affronter en France dès 1835 : le courant des « puristes » fidèle aux principes Hahnemanniens et les « éclectiques » qui prônent une thérapeutique mixte qui associe homéopathie et allopathie.

Suite à une épidémie de choléra et pour faire taire les calomnies, les deux courants vont fonder ensemble la Société gallicane de médecine homéopathique en 1850.

Cependant, 10 ans plus tard, la société éclate. Jean-Paul Tessier fonde la Société médicale homéopathique de France en 1860, qui prône le rapprochement des deux thérapeutiques et qui s’oppose au courant de l’Hahnemannisme mené par Léon Simon.

En 1870, deux hôpitaux dédiés à l’homéopathie sont créés à Paris : l’hôpital Hahnemann (Léon Simon) et l’hôpital St Jacques (Pierre Jousset, élève de Jean-Paul Tessier). L’hôpital St Luc sera créé à Lyon en 1875.

Devant le développement du Pasteurisme, les Hahnemanniens purs et les éclectiques vont finalement s’entendre sur les principes de base de l’homéopathie : le principe de similitude, les doses infinitésimales, le méthode expérimentale et la matière médicale pure. Les deux sociétés fusionnent en 1889 en une seule entité : la Société française d’homéopathie.

Cependant, au début du XXème siècle, les querelles se poursuivent, opposant les éclectiques Pierre Jousset puis Léon Vannier aux Hahnemanniens purs qui se regroupent dans la Société d’homéopathie du Sud Est et de la Suisse Romande.

La revue Le propagateur de l’homéopathie, créée en 1905 par le Dr Gallavardin, lyonnais, et le Dr Nebal, homéopathe suisse, devient le lieu de débats entre les deux écoles de pratiques homéopathiques.

En 1911, René Baudry, associé à Léon Vannier, ouvre à Paris la Pharmacie générale homéopathique française.

Un an plus tard, Léon Vannier crée la revue l’Homéopathie française, devenu aujourd’hui l’Homéopathie européenne. Puis il fonde en 1926 les Laboratoires Homéopathiques de France, rendant ainsi l’accès aux médicaments homéopathiques plus facile.

De son côté, René Baudry crée le Laboratoire central homéopathique rhodanien en 1930 et engage Henri et Jean Boiron, frères jumeaux jeunes diplômés en pharmacie et docteurs ès sciences.

En 1932, les frères Boiron fondent le Laboratoire central homéopathique de France à Paris. René Baudry et Henri Boiron développe le laboratoire parisien qui devient Les Laboratoires homéopathiques modernes. De son côté Jean Boiron gère le développement de l’entité lyonnaise qui devient la Pharmacie homéopathique Rhodanienne. En 1967, ces entités, qui fonctionnaient de manière indépendantes, fusionnent et deviennent les Laboratoires Boiron.

Parallèlement, le Syndicat national des médecins homéopathes français voit le jour en 1932, à l’issu d’une réunion de la Société française d’homéopathie.

En 1945, les médicaments homéopathiques sont remboursables par la sécurité sociale. Trois ans plus tard, le Journal officiel publie un arrêté ministériel codifiant, pour la première fois, la préparation des médicaments homéopathiques.

La Fédération nationale des sociétés médicales homéopathiques de France voit le jour en 1952, elle regroupe la Société française d’homéopathie, la Société rhodanienne d’homéopathie et la Société de médecine homéopathique d’Aquitaine.

En 1965, l’homéopathie est  ajouté au Codex de la Pharmacopée française.

François Lamasson, président de la Société française d’homéopathie de 1962 à 1975, participe activement à la création de l’Institut national homéopathique français en 1956. Puis il fonde, avec Jean Boiron et Denis Demarque, l’Association française pour la recherche en Homéopathie en 1971.

En 1985, l’Institut Boiron est crée pour promouvoir l’homéopathie, notamment au sein de la communauté médicale et scientifique internationale.

Les Laboratoires Homéopathiques français fondés en 1926 par Léon Vannier, sont rachetés par les Laboratoires Boiron en 1988.

En 1992, les médicaments homéopathiques sont soumis à l’AMM ( Autorisation de Mise sur le Marché) mais, à la différence des autres médicaments, « la preuve de l’effet thérapeutique n’est pas requise ».

Lors du 5ème congrès de l’Organisation médicale homéopathique internationale, qui se déroule en octobre 1994, l’homéopathie est officiellement reconnue comme médecine traditionnelle par l’OMS. Trois ans plus tard, le Conseil National de l’Ordre des Médecins reconnaît l’exercice médical de l’homéopathie ( rapport Lebatard-Sartre ).

En 2005, la controverse sur l’efficacité thérapeutique de l’homéopathie est relancée suite à la publication d’un article dans l’hebdomadaire britannique The Lancet.

Aujourd’hui, l‘industrie homéopathique est dominée sur le plan mondial par les Laboratoires Boiron, numéro un mondial et par les Laboratoires Pierre Fabre, autre société française. L’homéopathie est pratiquée dans plus de 80 pays.

Sources :

Site de la Société française d’homéopathie :

http://www.homeopathie-francaise.com/index2.html

Site de la Société savante d’homéopathie :

http://assh.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=46&Itemid=45

Site de la Bibliothèque municipale de Lyon :

http://www.bm-lyon.fr/decouvrir/collections/boiron.htm

Site « Millénaire » Centre de Ressources Prospectives du Grand Lyon :

http://www.millenaire3.com/Homeopathie-quelle-integration-dans-le-systeme-d.69+M5791c9a0b76.0.html

Site « Aromalves » :

http://www.aromalves.com/article.php3?id_article=264#fiche

Article de Wikipédia sur l’histoire de l’homéopathie :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27hom%C3%A9opathie

Les principes de l’homéopathie

L’homéopathie se définie par trois principes fondamentaux : le principe de similitude, le principe des hautes dilutions et le principe de globalité.

Le principe de similitude correspond au fait de prescrire au malade une faible dose d’une substance médicinale (végétale, minérale ou animale) qui, prise à forte dose, provoque chez l’homme sain les mêmes symptômes. Il s’agit de soigner par les semblables. Les substances thérapeutiques sont donc classées en fonction de leur effet chez l’homme sain.

Cependant, la substance administrée doit l’être en très faible quantité afin de ne pas être toxique, c’est le principe des hautes dilutions. La substance est diluée dans un volume de liquide (le plus souvent de l’eau ou de l’alcool), le liquide obtenu est à niveau dilué et ainsi de suite, jusqu’à diminution des effets toxiques. La dilution de la substance de base dans 99 volumes de liquide correspond à une centésimale hahnemannienne (1CH, c’est-à-dire un taux de 1%). En France les dilutions courantes vont jusqu’à 30CH. Le dernier liquide obtenu à la fin de la dilution est secoué plusieurs fois : c’est la dynamisation. Selon Hahnemann, c’est ce procédé qui permettrait de conserver les qualités thérapeutiques du remède, la dilution ne servant qu’à diminuer les effets toxiques.

Enfin, l’homéopathie est basée sur le principe de globalité, c’est-à-dire que le soin est adapté en fonction du patient et prend en compte son état de santé global et non pas uniquement ses symptômes. Deux malades présentant a priori les mêmes symptômes pourront être traités de manière différente. Il n’y a pas de soin universel d’une maladie ou d’un symptôme.

Sources :

Le site du bien-être.com :

http://www.lesitedubienetre.com/node/11

Dossier du site l’Internaute « Faut-il faire confiance à l’homéopathie ? » :

http://www.linternaute.com/sante/maux-quotidien/dossier/homeopathie/1.shtml

Article de Wikipédia sur l’homéopathie :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hom%C3%A9opathie

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